Gestion différenciée

La gestion différenciée,

  • Qu’est ce que c’est?

La gestion différenciée est une nouvelle approche de la gestion des espaces verts. Plus en phase avec les aspirations actuelles, elle fait le pari d’une gestion plus respectueuse de l’environnement sans perte de qualité. Elle remet en question le tout horticole, sans toutefois le bannir. Le principe est d’appliquer à chaque espace le mode de gestion le plus adapté, tenant compte de son utilisation, sa situation…

  • Les objectifs :

- Gérer les espaces verts en milieu urbain, en diversifiant selon les espaces, la fréquence, la nature des interventions et en tenant compte des moyens humains.
- Prendre en compte environnement naturel et écologique pour concevoir les aménagements futurs.
- Favoriser le développement d’une diversité faunistique et floristique, les équilibres naturels et l’utilisation de prédateurs naturels des parasites.
- Augmenter le taux de végétalisation, supprimer l’utilisation des pesticides et désherbants, utiliser les produits de fauche et de taille en compostage, paillage, etc.

  • Concrètement comment la gestion différenciée est-elle appliquée ?

La gestion différenciée propose que certains espaces moins fréquentés, aux sols plus fragiles, ou écologiquement précieux soient laissés à eux-mêmes. Ils sont fauchés ou extensivement pâturés, éventuellement une fois tous les deux ans sur certaines parties, afin d’y conserver des refuges pour la biodiversité et une plus grande diversité de paysages. Alors que d’autres sont tondus en raison de leurs fonctions, l’exemple type étant le terrain de foot destiné aux compétitions homologuées.

 

 

 

 

 

 

  • Les bénéfices de la gestion différenciée :

•Préserver et enrichir la biodiversité, en privilégiant des espèces locales et en laissant la végétation se développer dans certaines zones, offrant ainsi à la faune nourriture et habitat,
•Réduire les besoins en eau (espèces indigènes adaptées à la pluviométrie locale, paillage permettant de conserver l’humidité au pied des végétaux),
•Limiter les pollutions, en diminuant la consommation des engrais et des produits phytosanitaires, l’objectif de la commune est d’aller vers le « Zéro Phyto»,
•Réduire l’impact carbone de cette gestion en réduisant les tontes et autres interventions motorisées,
•Former les équipes pour s’orienter vers des interventions adaptées à l’état des plantes et aux aléas climatiques.

   
  • La commune en quelques chiffres :
10.31 Ha de surfaces pelouses
(ex : 8159.77 m² pour le terrain d’honneur de foot, 24.5 ha pour les différents bassins tampon et 2.45 ha. pour l’ensemble la surface de pelouses présentes dans les rues.)
1.4 Ha de massifs arbustifs et de vivaces
(ex : La mairie compte 108.6 m² de nouveaux massifs de vivaces. 1.2 ha de massifs présents dans les rues et différentes impasses.)
3.15 km de haies bocagères ou arbustives
(ex : 571.3 mètres linéaires pour le groupe scolaire Lucie AUBRAC.)  
98.85 m² de massifs et jardinières annuelles et bisannuelles
(26 jardinières dont 3 suspensions et 4 massifs). Les plantes annuelles sont des plantes dont le cycle de vie, de la germination jusqu’à la production de graines, ne dure qu’une année. Les plantes bisannuelles dévoilent un cycle de vie court, à cheval sur deux années. En fait, semées en fin de printemps ou en été, elles fleurissent principalement au printemps suivant avant de disparaître après avoir donné des graines.
1 819 arbres  
Ce chiffre représente les arbres d’alignements et les arbres présents dans les espaces verts. On compte plus de 350 arbres présents dans les différents parcs de la commune. (Ex : Pour le Parc de la Mairie on dénombre 125 arbres). De plus la commune abrite plus de 44 espèces différentes d’arbres : l’espèce la plus représentée étant le chêne commun (Quercus Robur).
  • Zonage communal

Zone 1 (bleu) : Ce sont des zones à vocation décorative et démonstrative (route de Nantes, mairie, cimetière) ou sportive (terrain de foot). La nature y est très contrôlée. Le déclenchement de la tonte se fait à une hauteur de pelouse de 5 cm. La coupe est réglée à 3 ou 4 cm. cette faible hauteur et le contrôle strict de cette végétation rend le milieu pauvre en terme de biodiversité. C’est la fonction de ces espaces qui impose cette rigueur de traitement.

Zone 2 (Rouge) : Ce sont des zones où l’on recherche un rendu esthétique tout en diminuant les interventions. Ainsi on favorise des arbustes et arbres à port naturel, la hauteur de tonte est de 6 à 8 cm et le déclenchement de la tonte se fait à 10 cm. Cette hauteur de tonte permet aux plantes de mieux se développer, quelques-unes pouvant même fleurir (pissenlits, pâquerettes…) et supporter un minimum de biodiversité.

Zone 3 (vert) : Dans ces zones, où l’on cherche à retrouver un fleurissement naturel et local, il faut adapter les périodes et les hauteurs de tonte à l’objectif de fleurissement. Ainsi on a une hauteur de tonte de 10 cm, et un déclenchement à 25 cm, qui favorise réellement la biodiversité. Les animaux trouvent sur ces espaces un refuge et un apport nutritionnel grâce aux plantes en fleur. C’est un espace de nature en milieu urbain.

Zone 4 (violet) : Ce sont des espaces naturels où le rôle du jardinier consiste à accompagner et imiter le travail de la nature. Ses interventions visent à maintenir la sécurité et la propreté de la zone. Ces milieux-là sont riches en termes de biodiversité, puisque les interventions humaines y sont rares. La fauche a lieu deux fois par an en juin et en septembre.

  • Une démarche incontournable et judicieuse

Un codage a été mis en place afin d’optimiser l’organisation du travail des agents techniques qui doivent, à moyens constants, faire face à une augmentation continue des surfaces à entretenir. Une grande partie des espaces créés ou recréés est pensée de manière à optimiser le travail d’entretien. Les plantes rustiques, locales et vivaces sont favorisées, afin de limiter les apports externes (engrais etc.). Les feuilles mortes, par exemple, ne seront plus automatiquement ramassées, mais poussées près des arbres, afin de redonner à la terre un apport en matières organiques. Les tailles ne sont plus architecturées (sauf en zone 1). On cherche à obtenir des ports plus naturels.